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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 10:44

               

                       Le 1ER DECEMBRE EST POUR NOUS UN NON EVENEMENT

 

C’est à l’occasion du 1 décembre 2008 que la section du  PLD de l’Ile de France lance un message de réflexions sur le devenir de notre pays 18 années après l’arrivée de cette dictature qui se drape du manteau de la démocratie.

Comme nous le savons tous, proclamé république le 28 novembre 1958, après plus de deux décennies, le Tchad est toujours entre les mains du MPS et sa gestion calamiteuse et sans merci des choses de l’état.

Epousant opportunément l’air des temps, Idris Deby proclame dès le 4 décembre de la même année, la démocratie et le multipartisme intégral.

L’enthousiasme des Tchadiens est alors à son comble et chacun laisse libre cours à ses rêves de paix, de sécurité, de développement et surtout d’Etat de droit.

Comme le rappelait récemment un haut responsable politique malheureusement, l’espoir sera de courte durée. Dès octobre 1991, les démons de l’ethnisme et de la répression reprendront du service. Prétextant un coup d’Etat, Idris Deby se débarrasse au prix d’un génocide de la composante Hadj rai du MPS. Il en sera également ainsi en 1992 de l’aile dite sudiste qui se résignera à créer le CSNPD d’abord et les FARF ensuite et donnera à Deby le prétexte de la répression à grande échelle dans les deux Logone et le Moyen-Chari. Dans le Ouaddaï, la milice de Deby sévira avec la même atrocité à Ginguilim le 08 aout 1994.

L’organisation d’une Conférence Nationale Souveraine du 15 janvier au 7 avril 1993 a suscité un nouvel espoir de refondation consensuelle de l’Etat Tchadien. La Conférence Nationale était aux yeux de tous, l’unique occasion de faire à jamais la paix, de réaliser une véritable réconciliation nationale et instaurer une réelle démocratie, gage de développement et d’Etat de droit.

Un consensus politique, laborieusement élaboré a débouché sur la mise en place d’institutions de transition. Malheureusement, le refus délibéré d’appliquer les résolutions de ces assises a conduit au bilan catastrophique actuel.

En dépit des entorses et des embûches érigées par Deby pour faire échouer les institutions transitoires, un projet de constitution élaboré par celle-ci sera adopté par référendum le 31 mars 1996.

Sur le plan du dialogue de paix, nous relevons pour le déplorer entre autres accords sans lendemain.

En 96 et 97 se tiendront successivement les premières élections présidentielles et législatives pluralistes du Tchad indépendant. Désabusés, les Tchadiens prendront à cette occasion, la juste mesure du nouveau régime qui n’a donné la démocratie que pour mieux la reprendre. Ces élections comme celles qui vont suivre seront caractérisées par la corruption, la fraude massive, l’intimidation et la violence, consacrant définitivement la nature dictatoriale du nouveau régime et le dévoiement de la démocratie.

Au lieu de s'inscrire résolument dans le processus de réconciliation nationale pourtant formellement recommandée par la CNS à travers un accord global avec les rebellions, le gouvernement a privilégié les accords séparés et les leaders des différents mouvements qui se sont prêtés à ce jeu ont été systématiquement liquidés après chaque ralliement ou négociation.

Aujourd’hui, le pays est tout entier mis sous coupe réglée par une milice clanique à la solde du chef de l’Etat et qui sévit impunément sur de paisibles citoyens tenaillés par la misère.

Sur le plan économique, le pays est dans l’impasse totale et en quasi faillite déclarée en dépit des ressources nationales et du soutien financier de la communauté internationale. L’administration fortement politisée ne repose ni sur la technicité ni sur les compétences pourtant indispensables au développement du pays, mais sur le clientélisme et le népotisme. Aujourd’hui, notre administration est totalement désarticulée, partisane et gangrenée par la corruption. Des membres du clan au pouvoir, tels des potentats placés à la tête de toutes les administrations publiques ponctionnent sans être inquiétés les caisses publiques à des fins d’enrichissements privés.

La course effrénée vers la rente pétrolière a relégué au second rang nos potentialités agricoles et pastorales. Il s’en suit un effritement total du tissu économique et social du pays avec le bradage de nos rares entreprises reprises par ceux-là même qui les ont mises en faillite.

Sur le plan politique, la restauration autoritaire est totalement effective. Le retour à un parti unique de fait et la double traque de l’opposition et des organisations de la société civile ne laissent désormais aux citoyens d’autre choix que des options non legales.

Face à cette montée du péril, des voix s’élèvent de partout pour revendiquer un véritable forum national pour sauver la paix et restaurer la démocratie. Mais, Déby se refuse obstinément à tout dialogue.

Non content de prendre ainsi le peuple tchadien en otage, il isole également le pays de la scène sous-régionale par des atteintes à l’intégrité et à la souveraineté des Etats voisins comme le prouvent ses expéditions punitives contre Patassé en Centrafrique hier et son soutien à la rébellion du Darfour contre le régime de Khartoum aujourd’hui.

Pour clôturer ce dispositif de confiscation de pouvoir, le président Déby a entrepris de modifier la constitution du pays afin d’instaurer au Tchad une véritable monarchie constitutionnelle. En effet, pour se ménager un pouvoir sans partage et de surcroît dynastique, il a décidé de modifier la disposition constitutionnelle limitant à deux le nombre des mandats présidentiels. Désormais, il n’y a plus de limite et fort du soutien de ses parrains extérieurs et de sa milice clanique, Déby entend gouverner à vie et céder au besoin le pouvoir à sa famille.

L’objectif est de créer très rapidement les conditions d’une compétition politique sereine, transparente, apaisée et démocratique. Les citoyens qui estiment avoir un projet de société pour leur pays pourront sur la base des règles du jeu élaborées de façon consensuelle et régulière pendant la transition, se livrer au verdict de leurs concitoyens.

Dans cette lancée, comme d’autres composantes de la vie politique tchadienne, la Section du PLD (Iles de France) est prête d’examiner avec les autres compatriotes les voies possibles et les moyens conséquents pouvant ouvrir les pistes évidentes d’une refondation du pays et ramener une paix durable à notre peuple.

Donnons-nous la main pour implanter la démocratie qui implique le pluralisme idéologique et l'alternance politique. Donnons-nous la main pour bâtir un État qui, conformément à notre Constitution a l'impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la santé, au respect de la personne. Un État où tous les citoyens et citoyennes sans distinction expriment librement leurs opinions et où tous les journalistes exercent librement leur profession dans le cadre de la loi.

Je vous remercie,

 

Mohamed Saleh

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"Le Professeur Ibni est un mathématicien tchadien de renom, Ancien Directeur du CNAR (CNRS tchadien), Ancien Recteur et Ancien Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, il avait initié plusieurs jumelages avec des Universités Etrangères, au service de l’enseignement des sciences dans son pays et en Afrique plus généralement"

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