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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:13

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«Disparaître», c'est s'effacer, cesser d'être, se perdre…

 

Mais les personnes «disparues» ne se sont pas tout simplement volatilisées. Quelqu'un, quelque part, sait ce qui leur est arrivé. Quelqu'un est responsable. On entend par « disparition forcée » l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi.

 

A l'occasion de la Journée internationale des disparus; cette journée en l’honneur de la mémoire de toutes les victimes de disparitions forcées. la CFDT exhorte le Tchad et d’autres Etats qui n'ont pas encore ratifié la Convention contre les disparitions forcées à le faire au plus vite. Cette convention renforcera le cadre juridique international de la lutte contre ces pratiques « odieuses, qui sont manifestement et historiquement liée à celle de la torture ». Elle fait obligation aux États d'instaurer des garanties rigoureuses pour la protection des personnes privées de liberté, telles que l'interdiction absolue de la détention secrète. Elle prévoit des dispositions visant à retrouver la trace des personnes «disparues» et prend en considération les problèmes que rencontrent leurs enfants et leurs familles.


Elle établit un comité d'experts chargé de surveiller sa mise en œuvre et habilité à prendre des mesures dans certains cas. En termes d'efficacité potentielle, la Convention internationale sur les disparitions forcées est l'un des instruments relatifs aux droits humains les plus vigoureux jamais adoptés par les Nations unies.

 

 La disparition forcée est un crime au regard du droit international. Son interdiction est absolue et sans ambiguïté. Aucune circonstance ne saurait la justifier, qu'il s'agisse d'un état de guerre, de l'instabilité politique ou de toute autre situation d'urgence. Il faut voir l’extrême gravité de la disparition forcée, qui constitue un crime et, dans certaines circonstances définies par le droit international, un crime contre l’humanité (Lors de sa 87ème session, le Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires de l’ONU a adopté une résolution générale rappelant  la définition de la notion de crime contre l’humanité telle que précisée dans les statuts de Rome établissant la CPI) reconnaissant que la pratique de la disparition forcée peut constituer un crime contre l’humanité.

Les disparitions continuent cependant d'être pratiquées ou tolérées par de nombreux États. Ses auteurs continuent de jouir de l'impunité. Et les victimes continuent de souffrir. Il faut que notre pays soit déterminé à prévenir ce crime et à lutter contre l’impunité du crime de disparition forcée. En cette Journée internationale des disparus,  la CFDT lance un appel aux États et aux peuples afin qu'ils mettent tout en œuvre pour débarrasser le monde de cette pratique cruelle et illégale.

 

 

Mohamed Saleh IBNI OUMAR

Collectif des Familles des disparus (es) au Tchad

 http://tchad-disparus.over-blog.com/

 

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"Le Professeur Ibni est un mathématicien tchadien de renom, Ancien Directeur du CNAR (CNRS tchadien), Ancien Recteur et Ancien Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, il avait initié plusieurs jumelages avec des Universités Etrangères, au service de l’enseignement des sciences dans son pays et en Afrique plus généralement"

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